Grève de 1895 - Les intérêts idéologiques

Devant l’attitude intransigeante de Rességuier, face à cette guerre voulue par le patron, le 18 août 1895 les ouvriers n’ont aucune autre alternative que le vote de la « grève à outrance » et d’en appeler à la solidarité morale et financière des « ouvriers socialistes et républicains de France ». Rességuier ne leur laisse aucun répit, il se répand en déclarations complaisamment diffusées par les puissants organes de la presse conservatrice où il développe les arguments classiques du libéralisme économique : « le contrat passé entre le patron et ses salariés est d’ordre strictement privé. Le syndicat, groupement collectif, constitue une atteinte intolérable à la liberté de l’employeur. »
Pour Eugène Rességuier la grève rompt les engagements antérieurs pris entre les deux parties. Une fois celle-ci déclarée, le patron est libre d’embaucher qui il veut aux conditions définies par lui seul. Et aucun intermédiaire, État, syndicat, individu ne doit se dresser devant lui, c’est ainsi qu’il déclare : « Nous avons la ferme conviction qu’en soutenant cette lutte, nous défendons non seulement les intérêts de notre industrie mais encore ceux de l’industrie française »*.
Par sa complexité la grève des verriers de Carmaux porte valeur de symbole. L’écho national qui en est fait par le biais de Jaurès illustre le duel entre le patronat et le prolétariat français tout entier en cette fin du XIXe siècle.

Ces éléments vont de pair avec les manœuvres politiques conservatrices entreprises par Rességuier et Ludovic de Solages, l’adversaire politique de Jean Jaurès.

* Jean Pierre Izard « Jaurès et la grève des verriers » p 14.

Grève de 1895 - Les intérêts idéologiques

Devant l’attitude intransigeante de Rességuier, face à cette guerre voulue par le patron, le 18 août 1895 les ouvriers n’ont aucune autre alternative que le vote de la « grève à outrance » et d’en appeler à la solidarité morale et financière des « ouvriers socialistes et républicains de France ». Rességuier ne leur laisse aucun répit, il se répand en déclarations complaisamment diffusées par les puissants organes de la presse conservatrice où il développe les arguments classiques du libéralisme économique : « le contrat passé entre le patron et ses salariés est d’ordre strictement privé. Le syndicat, groupement collectif, constitue une atteinte intolérable à la liberté de l’employeur. »
Pour Eugène Rességuier la grève rompt les engagements antérieurs pris entre les deux parties. Une fois celle-ci déclarée, le patron est libre d’embaucher qui il veut aux conditions définies par lui seul. Et aucun intermédiaire, État, syndicat, individu ne doit se dresser devant lui, c’est ainsi qu’il déclare : « Nous avons la ferme conviction qu’en soutenant cette lutte, nous défendons non seulement les intérêts de notre industrie mais encore ceux de l’industrie française »*.
Par sa complexité la grève des verriers de Carmaux porte valeur de symbole. L’écho national qui en est fait par le biais de Jaurès illustre le duel entre le patronat et le prolétariat français tout entier en cette fin du XIXe siècle.

Ces éléments vont de pair avec les manœuvres politiques conservatrices entreprises par Rességuier et Ludovic de Solages, l’adversaire politique de Jean Jaurès.

* Jean Pierre Izard « Jaurès et la grève des verriers » p 14.