Grève de 1895 - Les intérêts économiques

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les verreries à bouteilles françaises sont en crise. L’ensemble du verre noir vit un marasme sans précédent. La demande chute due à la crise du phylloxéra, un parasite venu d’Amérique du Nord introduit en Europe depuis 1865, menaçant de détruire le vignoble français. La surproduction nationale de bouteilles favorise la constitution de stocks très importants d’invendues. Ceux de la Verrerie Sainte-Clotilde atteignent près de 6 millions de cols. Ainsi la grève et l’absence de production contribuent à l’écoulement des stocks sans que Rességuier ne soit trop sujet à la chute des prix, sans compter le gain économique réalisé sur le versement des salaires.

En arrière plan de cette grève des verriers, se dissimulent également des enjeux idéologiques et politiques. Celle-ci devient un prétexte parfait pour défaire les syndicats se légitimant par une volonté de Rességuier à prendre toutes les mesures nécessaires pour le bon fonctionnement de l’entreprise au détriment de la puissance syndicale.

Grève de 1895 - Les intérêts économiques

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les verreries à bouteilles françaises sont en crise. L’ensemble du verre noir vit un marasme sans précédent. La demande chute due à la crise du phylloxéra, un parasite venu d’Amérique du Nord introduit en Europe depuis 1865, menaçant de détruire le vignoble français. La surproduction nationale de bouteilles favorise la constitution de stocks très importants d’invendues. Ceux de la Verrerie Sainte-Clotilde atteignent près de 6 millions de cols. Ainsi la grève et l’absence de production contribuent à l’écoulement des stocks sans que Rességuier ne soit trop sujet à la chute des prix, sans compter le gain économique réalisé sur le versement des salaires.

En arrière plan de cette grève des verriers, se dissimulent également des enjeux idéologiques et politiques. Celle-ci devient un prétexte parfait pour défaire les syndicats se légitimant par une volonté de Rességuier à prendre toutes les mesures nécessaires pour le bon fonctionnement de l’entreprise au détriment de la puissance syndicale.