La Halle est le bâtiment technique où toutes les phases de production sont concentrées à l’abri des éléments naturels (vent, pluie) et des étrangers au Corps.

On y trouve, le Four à fusion. Le plus souvent de forme circulaire, il est composé, d’un alandier (foyer) en partie enterrée, traversé de deux conduits, l’un permettant au tiseur de l’alimenter en billettes (bois débité sous forme de planches), l’autre permettant d’accéder au cendrier pour évacuer les cendres ; d’une sole (grande plaque horizontale en argile réfractaire sur laquelle on place les produits à tailler) munie en son centre d’un trou d’évent par lequel passe la chaleur du foyer, elle est surmontée d’un laboratoire hémisphérique dont la paroi est percée de deux, quatre, six ou huit ouvertures appelées ouvreaux, à l’aplomb desquels se trouve un creuset ou pot en terre réfractaire contenant la composition du verre (matières réduites à l’état pulvérulent).

Les productions

Le Musée/Centre d’art du verre de Carmaux possède un important fonds de verreries forestières régionales, témoin matériel des savoirs-faire des Gentilshommes verriers.
A partir du XVe siècle, période à laquelle nous retrouvons les premières traces de Verreries forestières implantées dans le Tarn et le Languedoc, le verre et ses usages se sont démocratisés, n’étant plus réservés à une caste.
Ainsi les objets produits à l’époque des Verreries forestières étaient essentiellement des objets du quotidien, utilisés pour la maison, le commerce ou l’agriculture... Il existait également, en Montagne Noire au sud du Tarn, une production de luxe à même de concurrencer les Verreries de Murano en Italie.
Les objets produits dans le Languedoc sont très particuliers et aisément reconnaissables, de part leur couleur (bleu-vert, bleu-gris...) ainsi que de par leurs formes souvent simples, stylisées, tantôt rustiques, tantôt très fines et également de par leurs fonctions. Flacons, bouteilles, gourdes, mesures, verres à boire, cruche, cantir, quenouille de mariée, etc…
La fonction de la plupart de ces objets typiques est facile à discerner. Toutefois certains d’entre eux restent énigmatiques. Des fonctions plus ou moins fantaisistes sont attribuées par effets de mode ou commerciaux à des objets bien connus par leur usage traditionnel à l’exemple de la gourde de berger, de moissonneur, de paysan devenue un biberon pour agneaux et pour veaux.

Toutes les productions d’objets réalisés pendant cette période dans les Verreries forestières entre Montagne Noire, Grésigne, Ariège, et Bazadais (pour ne prendre en exemple que ces régions) sont loin d’être identifiées. En effet, la fin du XVIIe et XIXe siècle les Verreries forestières du Bas et du Haut-Languedoc vont adapter leurs productions en fonction des demandes exprimées par leurs clients auprès des négociants de verre qui passent les commandes.
Ces objets en verre soufflés, soufflés moulés, pressés moulés, etc correspondent à l’évolution de multiples besoins de la société dans des domaines aussi variés que les taches domestiques, la religion, les commerces, les manufactures, l’agriculture, …
L’Art et la Science de Verrerie, essentiellement créateur au Moyen-Age de verrerie de luxe « façon Venise », ne produit plus que la verrerie utilitaire (à l’exception près) à partir la deuxième moitié du XIXe siècle. Ces productions sont commercialisées à un niveau micro-régional. Elles seront supplantées à partir des années 1850 par des Verreries industrielles du Centre, du Nord et de l’Est de la France, comme le relatent les différentes Expositions Universelles (dès 1855) qui soulignent leurs innovations techniques et leur dynamisme commercial. Les Verreries au charbon restent cantonnées dans la production des bouteilles. Les savoirs-faire des Gentilshommes verriers, les modes opératoires des Verreries forestières se perpétuent alors dans les groupes industriels, les ateliers d’artisans d’art, ou l’art du soufflage, l’Art et Science de Verrerie est toujours en vigueur de nos jours.

La Halle est le bâtiment technique où toutes les phases de production sont concentrées à l’abri des éléments naturels (vent, pluie) et des étrangers au Corps.

On y trouve, le Four à fusion. Le plus souvent de forme circulaire, il est composé, d’un alandier (foyer) en partie enterrée, traversé de deux conduits, l’un permettant au tiseur de l’alimenter en billettes (bois débité sous forme de planches), l’autre permettant d’accéder au cendrier pour évacuer les cendres ; d’une sole (grande plaque horizontale en argile réfractaire sur laquelle on place les produits à tailler) munie en son centre d’un trou d’évent par lequel passe la chaleur du foyer, elle est surmontée d’un laboratoire hémisphérique dont la paroi est percée de deux, quatre, six ou huit ouvertures appelées ouvreaux, à l’aplomb desquels se trouve un creuset ou pot en terre réfractaire contenant la composition du verre (matières réduites à l’état pulvérulent).

Les productions

Le Musée/Centre d’art du verre de Carmaux possède un important fonds de verreries forestières régionales, témoin matériel des savoirs-faire des Gentilshommes verriers.
A partir du XVe siècle, période à laquelle nous retrouvons les premières traces de Verreries forestières implantées dans le Tarn et le Languedoc, le verre et ses usages se sont démocratisés, n’étant plus réservés à une caste.
Ainsi les objets produits à l’époque des Verreries forestières étaient essentiellement des objets du quotidien, utilisés pour la maison, le commerce ou l’agriculture... Il existait également, en Montagne Noire au sud du Tarn, une production de luxe à même de concurrencer les Verreries de Murano en Italie.
Les objets produits dans le Languedoc sont très particuliers et aisément reconnaissables, de part leur couleur (bleu-vert, bleu-gris...) ainsi que de par leurs formes souvent simples, stylisées, tantôt rustiques, tantôt très fines et également de par leurs fonctions. Flacons, bouteilles, gourdes, mesures, verres à boire, cruche, cantir, quenouille de mariée, etc…
La fonction de la plupart de ces objets typiques est facile à discerner. Toutefois certains d’entre eux restent énigmatiques. Des fonctions plus ou moins fantaisistes sont attribuées par effets de mode ou commerciaux à des objets bien connus par leur usage traditionnel à l’exemple de la gourde de berger, de moissonneur, de paysan devenue un biberon pour agneaux et pour veaux.

Toutes les productions d’objets réalisés pendant cette période dans les Verreries forestières entre Montagne Noire, Grésigne, Ariège, et Bazadais (pour ne prendre en exemple que ces régions) sont loin d’être identifiées. En effet, la fin du XVIIe et XIXe siècle les Verreries forestières du Bas et du Haut-Languedoc vont adapter leurs productions en fonction des demandes exprimées par leurs clients auprès des négociants de verre qui passent les commandes.
Ces objets en verre soufflés, soufflés moulés, pressés moulés, etc correspondent à l’évolution de multiples besoins de la société dans des domaines aussi variés que les taches domestiques, la religion, les commerces, les manufactures, l’agriculture, …
L’Art et la Science de Verrerie, essentiellement créateur au Moyen-Age de verrerie de luxe « façon Venise », ne produit plus que la verrerie utilitaire (à l’exception près) à partir la deuxième moitié du XIXe siècle. Ces productions sont commercialisées à un niveau micro-régional. Elles seront supplantées à partir des années 1850 par des Verreries industrielles du Centre, du Nord et de l’Est de la France, comme le relatent les différentes Expositions Universelles (dès 1855) qui soulignent leurs innovations techniques et leur dynamisme commercial. Les Verreries au charbon restent cantonnées dans la production des bouteilles. Les savoirs-faire des Gentilshommes verriers, les modes opératoires des Verreries forestières se perpétuent alors dans les groupes industriels, les ateliers d’artisans d’art, ou l’art du soufflage, l’Art et Science de Verrerie est toujours en vigueur de nos jours.