Le verre

Le verre est une matière fabriquée à partir d’un mélange de sable, de soude et de chaux chauffé à une température élevée pour les faire fondre, le rendre liquide. A ces trois éléments fondamentaux peuvent s’ajouter d’autres produits afin d’obtenir des verres aux propriétés particulières. Il existe environ 300 variétés de verre.
Le verre possède de nombreuses qualités. Il est étanche et imperméable aux liquides, gaz et bactéries. Inaltérable, imputrescible, il n’a pas d’odeur, de se déforme pas et peut-être complètement stérilisé. De plus le verre ne conduit pas l’électricité. Relativement facile à fabriquer (les matières premières sont abondantes et bon marchés), il peut être recyclé et réutilisé indéfiniment.

Composition du verre

Les vitrifiants (70%) : la silice, apportée sous forme de sable est le principal constituant du verre. Elle fond à très haute température.

Les fondants (15%) :
la soude (carbonate de sodium) est issue de la combustion de plantes marines comme la salicorne. La potasse (carbonate de potassium) est apportée par le biais de cendres de plantes terrestres comme la fougère.

Les Stabilisants (10%) :
évitent l’altération du verre au contact des agents atmosphériques. Economique, la chaux (oxyde de calcium) est la plus employée. L’oxyde de plomb abaisse le pont de fusion et stabilise la composition.

Les affinants (salpêtre, arsenic) :
précipitent l’oxygénation (bulles) au cours de la fusion et assure un bon brassage.

La couleur du verre

Apparut au Ier siècle ap. JC et répandu à partir du IIIème siècle, le verre incolore est obtenu par l’adjonction de bioxyde de manganèse appelé « savon des verriers ». Il permet de contrecarrer une partie des colorations naturelles du verre (bleu verdâtre) dues à la présence d’oxydes dans le sable et en particulier d’oxyde de fer.
Pour la coloration, des oxydes métalliques sont ajoutés, le plus souvent pendant la fusion. Ils entrent en très faible proportion dans le mélange.

De part son équipement, il est possible de mettre en œuvres différentes techniques de travail du verre :

Le soufflage à la canne :
Le soufflage consiste à introduire de l’air dans une masse de verre à l’état visqueux, en soufflant à la bouche dans une « canne », long tube creux métallique, ceci afin d’obtenir une forme creuse. Ce geste peut-être exécuté librement dans l’espace, à main levée, ou guidé dans un moule permettant de réaliser une pièce en aux contours précis, éventuellement reproductible.
Le soufflage s’effectue en plusieurs étapes. Le verrier prélève dans le creuset une boule de verre en fusion, au bout de la canne, opération dite de « ceuillage » ; puis il roule le verre sur le marbre afin de le centrer parfaitement.
Après le « marbrage », il introduit une bulle d’air dans le verre, en soufflant à l’autre extrémité de sa canne et réalise ainsi une « poste ».
L’opération de soufflage est renouvelée après des réchauffages successifs, pour former et développer la « paraison », soit le volume définitif du verre creux souhaité pour la pièce à céer. Le soufflage à l’air libre s’effectue en variant les positions de la canne dans l’espace et en maintenant un mouvement de rotation constant et régulier.

Le façonnage du verre à chaud nécessite de nombreux gestes et divers outils :

  • Le banc : on calcule sa hauteur en fonction de la taille de l’utilisateur. Sur le banc sont fixées des bardelles, ce sont des bras métalliques destinés à faire rouler la canne ou le pontil.
  • Les ciseaux : rogner, trancher le verre.
  • Le marbre : plaque d’acier (parfois chauffante) sert à rouler le paraison.
  • Les pontils : tige pleine en inox dont l’extrémité est chauffé au rouge, permettant de recueillir un objet à son extrémité ou de poser le pied d’un verre.
  • Les cannes : tubes d’acier munis de mors cylindriques ou coniques, d’une longueur d’environ 1,40 m permettant de souffler le verre.
  • Les mailloches : cubes de bois vidés et munis d’un manche, servent à centrer et à répartir le verre. Il est nécessaire d’en disposer de plusieurs dimensions. On les laisse toujours dans de l’eau pour éviter qu’elles ne se fendent et qu’elles ne marquent le verre.


La pâte de verre ou kilu-casting : technique de la « cire perdue » qui consiste à prendre l’empreinte d’une sculpture en ronde bosse ou bas relief dans un moule en plâtre. Placé dans un four, le verre porté à température d’écoulement viendra remplir ce moule. Une fois recuit et froid, ce moule est minutieusement détruit afin de donner jour à une sculpture en verre.
Travail au chalumeau.

Le travail au chalumeau : ce travail consiste à modeler, souffler ou à étirer des tubes ou des baguettes de verre à l’aide d’une flamme ou d’un chalumeau.

Le fusing : assemblage par superposition de morceaux de verre collés à froid, ensuite portés dans un four à son point de fusion pour former une seule pièce homogène.

Le thermoformage : formage du verre dans un four par la chaleur et la gravité. La forme est déterminée par le moule utilisé.

Le casting (verre coulé) :
réalisation en bas-relief d’une empreinte dans un moule en sable, qui est ensuite rempli de verre à 1260°C, prélevé à l’aide d’une louche dans le four de fusion.

Le thermoformage : Formage du verre dans un four par la chaleur et la gravité. La forme est déterminée par le moule utilisé. Procédé qui consiste à déformer du verre, généralement plat, en le faisant ramollir dans un four, posé sur un support en volume creux. On distingue le thermoformage opéré sur une forme en volume et le thermoformage en apesanteur.

Le verre

Le verre est une matière fabriquée à partir d’un mélange de sable, de soude et de chaux chauffé à une température élevée pour les faire fondre, le rendre liquide. A ces trois éléments fondamentaux peuvent s’ajouter d’autres produits afin d’obtenir des verres aux propriétés particulières. Il existe environ 300 variétés de verre.
Le verre possède de nombreuses qualités. Il est étanche et imperméable aux liquides, gaz et bactéries. Inaltérable, imputrescible, il n’a pas d’odeur, de se déforme pas et peut-être complètement stérilisé. De plus le verre ne conduit pas l’électricité. Relativement facile à fabriquer (les matières premières sont abondantes et bon marchés), il peut être recyclé et réutilisé indéfiniment.

Composition du verre

Les vitrifiants (70%) : la silice, apportée sous forme de sable est le principal constituant du verre. Elle fond à très haute température.

Les fondants (15%) :
la soude (carbonate de sodium) est issue de la combustion de plantes marines comme la salicorne. La potasse (carbonate de potassium) est apportée par le biais de cendres de plantes terrestres comme la fougère.

Les Stabilisants (10%) :
évitent l’altération du verre au contact des agents atmosphériques. Economique, la chaux (oxyde de calcium) est la plus employée. L’oxyde de plomb abaisse le pont de fusion et stabilise la composition.

Les affinants (salpêtre, arsenic) :
précipitent l’oxygénation (bulles) au cours de la fusion et assure un bon brassage.

La couleur du verre

Apparut au Ier siècle ap. JC et répandu à partir du IIIème siècle, le verre incolore est obtenu par l’adjonction de bioxyde de manganèse appelé « savon des verriers ». Il permet de contrecarrer une partie des colorations naturelles du verre (bleu verdâtre) dues à la présence d’oxydes dans le sable et en particulier d’oxyde de fer.
Pour la coloration, des oxydes métalliques sont ajoutés, le plus souvent pendant la fusion. Ils entrent en très faible proportion dans le mélange.

De part son équipement, il est possible de mettre en œuvres différentes techniques de travail du verre :

Le soufflage à la canne :
Le soufflage consiste à introduire de l’air dans une masse de verre à l’état visqueux, en soufflant à la bouche dans une « canne », long tube creux métallique, ceci afin d’obtenir une forme creuse. Ce geste peut-être exécuté librement dans l’espace, à main levée, ou guidé dans un moule permettant de réaliser une pièce en aux contours précis, éventuellement reproductible.
Le soufflage s’effectue en plusieurs étapes. Le verrier prélève dans le creuset une boule de verre en fusion, au bout de la canne, opération dite de « ceuillage » ; puis il roule le verre sur le marbre afin de le centrer parfaitement.
Après le « marbrage », il introduit une bulle d’air dans le verre, en soufflant à l’autre extrémité de sa canne et réalise ainsi une « poste ».
L’opération de soufflage est renouvelée après des réchauffages successifs, pour former et développer la « paraison », soit le volume définitif du verre creux souhaité pour la pièce à céer. Le soufflage à l’air libre s’effectue en variant les positions de la canne dans l’espace et en maintenant un mouvement de rotation constant et régulier.

Le façonnage du verre à chaud nécessite de nombreux gestes et divers outils :

  • Le banc : on calcule sa hauteur en fonction de la taille de l’utilisateur. Sur le banc sont fixées des bardelles, ce sont des bras métalliques destinés à faire rouler la canne ou le pontil.
  • Les ciseaux : rogner, trancher le verre.
  • Le marbre : plaque d’acier (parfois chauffante) sert à rouler le paraison.
  • Les pontils : tige pleine en inox dont l’extrémité est chauffé au rouge, permettant de recueillir un objet à son extrémité ou de poser le pied d’un verre.
  • Les cannes : tubes d’acier munis de mors cylindriques ou coniques, d’une longueur d’environ 1,40 m permettant de souffler le verre.
  • Les mailloches : cubes de bois vidés et munis d’un manche, servent à centrer et à répartir le verre. Il est nécessaire d’en disposer de plusieurs dimensions. On les laisse toujours dans de l’eau pour éviter qu’elles ne se fendent et qu’elles ne marquent le verre.


La pâte de verre ou kilu-casting : technique de la « cire perdue » qui consiste à prendre l’empreinte d’une sculpture en ronde bosse ou bas relief dans un moule en plâtre. Placé dans un four, le verre porté à température d’écoulement viendra remplir ce moule. Une fois recuit et froid, ce moule est minutieusement détruit afin de donner jour à une sculpture en verre.
Travail au chalumeau.

Le travail au chalumeau : ce travail consiste à modeler, souffler ou à étirer des tubes ou des baguettes de verre à l’aide d’une flamme ou d’un chalumeau.

Le fusing : assemblage par superposition de morceaux de verre collés à froid, ensuite portés dans un four à son point de fusion pour former une seule pièce homogène.

Le thermoformage : formage du verre dans un four par la chaleur et la gravité. La forme est déterminée par le moule utilisé.

Le casting (verre coulé) :
réalisation en bas-relief d’une empreinte dans un moule en sable, qui est ensuite rempli de verre à 1260°C, prélevé à l’aide d’une louche dans le four de fusion.

Le thermoformage : Formage du verre dans un four par la chaleur et la gravité. La forme est déterminée par le moule utilisé. Procédé qui consiste à déformer du verre, généralement plat, en le faisant ramollir dans un four, posé sur un support en volume creux. On distingue le thermoformage opéré sur une forme en volume et le thermoformage en apesanteur.